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NIS2 : Les risques si vous ne vous conformez pas

Les autorités attendront-elles ?

Introduction : L’urgence de se préparer à la directive NIS2

La directive NIS2, entrée officiellement en vigueur le 17 octobre 2024, impose aux organisations européennes des exigences strictes en matière de cybersécurité. Mais entre retards de transposition dans les États membres et menaces cyber grandissantes, comment anticiper les risques de non-conformité ?

Lors d’un webinaire organisé par Secura, Bram van der Weide, expert en sécurité, a partagé des retours concrets sur l’application de la directive et les pièges à éviter. Voici les points essentiels à retenir.

1. Les sanctions financières : Un risque concret (et coûteux)

Les sanctions prévues par le NIS2 sont parmi les plus sévères de l’UE, avec des amendes pouvant atteindre :

  • 10 millions d’euros, ou 2 % du chiffre d’affaires mondial (selon le montant le plus élevé) pour les « entités essentielles ».
  • 7 millions d’euros, ou 1,4 % du chiffre d’affaires pour les « entités importantes ».

Exemple concret : Une entreprise néerlandaise du secteur ferroviaire s’est vue notifier que sans conformité NIS2, elle perdrait ses contrats publics dans les deux ans.

2. Comment les autorités contrôlent-elles la conformité ?

D’après Secura, les États membres de l’UE adoptent deux approches :

a) Vérifications réactives
  • En cas d’incident (ex. : ransomware), les autorités compétentes demanderont des preuves tangibles de votre gestion des risques.
  • 3 points clés scrutés :
    1. Authentification multifacteur (MFA).
    2. Sauvegardes et plans de reprise.
    3. Mises à jour correctives.
b) Vérifications proactives
  • Les secteurs critiques (énergie, santé) seront audités en priorité.
  • Les pays comme les Pays-Bas et la Belgique privilégient une approche pédagogique (avertissements avant les sanctions).

Cependant, seulement 4 des 27 États membres ont finalisé la transposition du NIS2 en droit local. Un retard qui ne doit pas servir d’excuse pour les organisations !

3. Pourquoi agir maintenant ? Les 4 arguments-clés

a) Le temps de grâce est limité

Le RGPD a montré que les sanctions démarrent doucement, puis s’accélèrent. Pour le NIS2, les entreprises ont 6 à 24 mois pour se mettre en conformité.

b) Une opportunité commerciale
  • Dans des secteurs comme la logistique ou les technologies, la conformité NIS2 devient un critère de sélection face aux concurrents.
  • Exemple : Les fournisseurs certifiés évitent des audits répétés de leurs clients.
c) Protégez-vous au-delà des amendes
  • 98 % des exigences NIS2 correspondent à des bonnes pratiques déjà éprouvées (ISO 27001, NIST CSF).
  • Renforcer votre sécurité réduit aussi les risques de rançongiciels ou de vols de données.
d) Anticiper les futures obligations

Les pays comme l’Italie prévoient d’étendre le champ d’application (ex. : sous-traitants de services publics).

4. Par où commencer ? Les étapes prioritaires

a) Réalisez un diagnostic de conformité

Identifiez les écarts entre vos pratiques actuelles et les exigences NIS2 (ex. : formation du conseil d’administration, gestion des risques).

b) Adoptez une approche « Risk-Based »

Priorisez les mesures en fonction de votre exposition aux menaces.

c) Documentez tout

Les autorités demanderont des preuves écrites (politiques, procédures, plans d’action).

Conclusion : Ne prenez pas le NIS2 à la légère

Comme l’a souligné Bram van der Weide :

« Les régulateurs ne sont pas vos ennemis, mais ignorer le NIS2 pourrait coûter cher. Savoir où vous situez aujourd’hui est déjà une première victoire. »

Chez OUiTEC, nous accompagnons les entreprises dans leur conformité NIS2 grâce à des audits sur mesure, des recommandations pragmatiques et une expertise sectorielle.

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🔗 Visionnez le webinaire complet de Secura ici.

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